Les lectures de Fifrildi...

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Le Roi d'Ys, tomes 1 &2

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Critique du tome 1 publiée sur Babelio le 27.08.2017 (je viens de recevoir le tome 2, dégoté sur Priceminister :-) ) 

 

De tous les livres que j'ai lu de Poul Anderson, celui-ci est sans conteste mon préféré. Je n'avais jamais entendu parler de la légende de la cité d'Ys. Quoi qu'il en soit, ce sera l'occasion pour moi d'ajouter quelques lectures à ma pal pour en découvrir le récit d'origine. 

L'histoire tourne autour de Gaius Valerius Gratillonius, « Romano-Breton de la tribu des Belges, centurion de la septième cohorte de la Legio II Agusta, par la suite Roi d'Ys. » Pour assurer ses arrières, Maxime (personnage historique : Magnus Maximus, c.335-388) l'envoie en Armorique (Bretagne). Une fois arrivé à Ys, il va être provoqué en duel par Colconor le roi en poste. En le tuant, Gratillonius devient le nouveau roi d'Ys avec ses 9 reines... ses 9 épouses. Je crois que cet état de fait l'a moins choqué que d'apprendre qu'il ne pourrait pas prendre de maîtresse, le pauvre ^_^

En devenant le roi d'Ys, Gratillonius se retrouve à un endroit stratégique pour servir Rome. Mais ses obligations envers Rome, Ys et sa religion (le mithraïsme) ne se combinent pas harmonieusement. Il y a, entre-autres, pas mal de problèmes relatifs à la tolérance religieuse : Rome est chrétienne, Gratillonius pratique le culte de Mithra et puis il y a aussi la religion ysane. Être le roi d'Ys est loin d'être une sinécure.

Je n'ai eu aucun mal à m'attacher à ce personnage et à comprendre ses difficultés. C'est un homme de principes et de fait, c'est compliqué pour lui de faire des compromis sur certaines choses. C'est un homme d'honneur. Je l'aime bien. 

Il n'y a pas beaucoup d'action, mais l'intrigue est très captivante. C'est tout à fait différent de ses autres romans tout comme le style. Jean-Daniel Brèque affirme que sur « le plan stylistique, on est plus proche des romans historiques d'Anderson (…) que de ses romans mythologiques (…) . Il faut dire qu'ici, la référence n'est pas scandinave mais gréco-romaine, les poètes cités sont Ausone et Virgile plutôt que les auteurs de sagas. » Vu que c'est lui qui a fait la traduction du roman, il doit bien connaître son sujet. 

En lisant, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à David Gemmell et sa tétralogie Rigante. Cela m'a fait sourire de retrouver la Morrigu et d'apprendre qu'elle était en fait la déesse de la guerre et qu'il « a souvent été suggéré que le personnage de Morgane la Fée était une version ultérieure de ce mythe ». Il également fait allusion aux sídhes. Ils sont tous deux issus de la mythologie celtique. 

Poul & Karen Anderson ont enrichi le texte de notes pour mieux comprendre ce qui se raconte (terminologie, glossaire géographique). Pour ma part, j'aurais préféré que ces notes figurent en bas de page car ce n'est pas très pratique de faire des allers-retours en fin de l'ouvrage. 

J'ai donc passé un très bon moment de lecture et il faut absolument que je me dégote le volume 2 et ensuite prendre mon courage à deux mains pour lire la suite en anglais. 

Je recommande vivement !

 

 

***** Critique du tome 2 (publiée sur Babelio le 10 novembre 2017)

 

Les Neuf Sorcières est le deuxième tome de la quadrilogie de Poul & Karen Anderson « le Roi d'Ys ». On y retrouve Gratillonius qui est toujours Roi d'Ys, préfet de Rome et centurion de la Legio II Augusta. Sa vie est loin d'être un fleuve tranquille : il a des engagements envers Rome et bien sûr envers Ys. Il nage constamment dans le conflit d'intérêts politiques mais aussi religieux. Certains voudraient le voir se convertir à la foi chrétienne , les Ysans à leur foi mais Gratillonius voue un culte à Mithra. Pas facile de nager là-dedans soit boire la tasse de temps en temps !

Roma Mater se terminait sur la mort de sa chère Reine Dahilis et la naissance de sa première fille, Dahut. Avec ses Neuf Reines, Gratillonius a eu plusieurs filles mais Dahut reste sa préférée entre toutes. Celle-ci est promise à un destin exceptionnel mais on n'en saura rien ici : il faudra pour l'apprendre lire la suite en anglais.

Je ne sais pas vraiment pourquoi ce tome porte ce titre car les Neuf ne sont pas vraiment des personnages principaux de cette partie. J'ai plus eu l'impression qu'il y avait toute une mise en place pour introduire la suite… Dahut (bien entendu), le chorévêque Corentin et Niall Maqq Echach pour ne citer qu'eux.

J'avais vraiment adoré le premier tome, ici j'avais vraiment l'impression de lire une histoire tampon pour repartir de plus belle ensuite. Frustration !!! Oui, j'ai dégoté les deux volumes suivants en anglais, mais il faut vraiment avoir un haut niveau pour lire un roman de ce genre et en saisir toutes les subtilités.

Poul & Karen Anderson ont vraiment fait un beau travail de recherche pour avoir pu marier si brillamment les faits mythiques et historiques. A nouveau j'ai regretté que les notes ne se fassent pas en bas de page car ce n'est pas pratique d'aller et venir d'un bout à l'autre du livre. On aurait tort de ne pas les prendre en compte car ce sont vraiment des informations intéressantes et passionnantes qui enrichissent la lecture.



12/09/2017
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