Les lectures de Fifrildi...

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Romans


Le maître et le violoncelle par Anne H. Tallec

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Critique publiée sur Babelio le 28 juillet 2016 :

 

Je me souviens très bien du jour où j'ai demandé à mon professeur de violoncelle s'il connaissait le livre le maître et le violoncelle. Celui-ci s'est empressé de me raconter la fin. Enfer et damnation!!!!

 

Quand le mot "spoiler" prend tout son sens ^^

Cela explique pourquoi ce livre est resté longtemps dans ma PAL.

Lundi je me suis décidée... bien m'en a pris. Cette histoire m'a aspiré dès le premier chapitre. Le destin austérien (comprendre un destin à la Paul Auster) de Thomas le luthier qui va emporter dans son tourbillon celui de Simon son presque frère, de sa filleule Mathilde (et fille de Simon) et de Victor...

C'est bien ficelé et très bien écrit. On peut y apprendre des choses intéressantes sur l'histoire de la fabrication de l'instrument qui est fascinant!

"Thomas toute sa vie, avait obstinément tenu sa ligne sans faillir, seul, incompris, ignoré de tous. Il avait cherché la perfection, non pour la perfection en soi, mais pour être plus que Dieu, celui qui savait."


12/09/2016
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Le violoncelle blessé par Georges Gautron

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Critique publiée sur Babelio le 2 septembre 2016 :

 

Je sais, j'ai un peu abusé sur les citations (lien vers les citations) ... mais quel livre! Je l'ai découvert tout à fait par hasard sur Google images alors que je cherchais un fond d'écran avec un violoncelle. Je ne l'ai pas trouvé sur Babelio... et puis je l'ai commandé directement chez l'éditeur.

C'est l'histoire d'Anne-Sophie. Sa famille l'a déposée dans un centre "La Chênaie". Elle est enfermée dans un profond mutisme depuis deux mois. Que lui est-t-il arrivé?

On sait tout de go à quoi s'en tenir dès la lecture de la préface : Anne-Sophie est une victime de la violence conjugale.

Ce qui m'a profondément touchée c'est la première partie, tout le processus pour la faire remonter à la surface à travers la musique et le violoncelle (elle est violoncelliste). Elle est entourée de Simon, de Carvalec (médecins) mais surtout de Myriam qui s'efforce de nouer un dialogue non-verbal quand il n'y a pas de dialogue possible.

Tous ces mots, toutes ces phrases m'ont transportées. C'était comme un rêve. Je pour ainsi pas cessé de trouver des phrases à noter, à retenir... un vrai florilège.

Dans la deuxième partie, on entre dans le concret. L'auteur raconte l'histoire d'Anne-Sophie et de François. Il ne lui trouve aucune excuse mais il explique comment il en est arrivé à "la tuer".

Ils se sont rencontrés le 9 novembre 1989 au pied du mur de Berlin où Rostropovitch a donné une représentation. Et là... je trouve une connexion avec un autre livre : le Maître et le Violoncelle qui se termine le même jour, au même endroit. J'adore ce genre de coïncidences.

Bref... un roman bouleversant.

On y retrouve aussi Bach et le 3ème prélude des 6 suites pour violoncelle seul, Kodaly et sa sonate pour violoncelle seul, op. 8 que je vous invite à écouter.

Je terminerai sur cette citation :

"Elle joue pour honorer Bach, célébrer Dvorak, séduire Brahms, converser avec Britten, se perdre avec Dutilleux. Elle distille sa joie à ceux qui traînent leur peine sur les cailloux des allées, invite à la gravité les insouciants qui ont perdu le sens de la densité des choses."

 

 


12/09/2016
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