Les lectures de Fifrildi...

Les lectures de Fifrildi...

Poul Anderson


Anthologies, recueils, ...


16/10/2017
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Fatum (The Dancer from Atlantis)

J'ai trouvé la couverture de ce livre bien moche. Je me suis donc demandée à quoi ressemblait celle de la version originale...

 

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C'est le genre de couverture qui vous donne envie de passer votre chemin. Avec le temps, j'ai appris à m'en méfier.

Il s'agit donc d'une belle découverte.

 

Critique sur Babelio :

 

"Je me promène régulièrement sur ebay à la recherche de livres qui sont épuisés (et qui ne sont plus réédités). C'est ainsi que j'ai découvert ce livre de Poul Anderson, Fatum (The Dancer from Atlantis). La couverture fait un peu peur mais c'était l'époque des couvertures rebutantes. 


Quatre personnages : Duncan un Américain du 20ème siècle, Oleg un Russe de l'époque de Yaroslav le sage (11ème siècle), Uldin un Hun (4ème siècle ?) et Erissa une Minoenne (+/- 1400 avant J.-C.) se retrouvent soudain en Égypte transportés par une machine à voyager dans le temps. L'auteur ne nous prend pas pour des idiots : il ne nous fait pas croire que ces 4 personnes vont réussir à communiquer dans la même langue. Il a donc inventé le mentatór. Comme ils se trouvent plus proches de l'époque d'Erissa (elle n'a fait qu'un bond de 24 ans en arrière) ils vont tous apprendre sa langue. 

On devine très vite qu les évènements se sont déjà produits : Erissa reconnaît Duncan. Ils se sont rencontrés dans son passé (à elle) mais bien sûr son futur à lui. J'aime beaucoup le concept qui me fait toujours penser à Emmett Brown (dans Retour vers le futur 3) qui trouve très cool d'avoir un avenir dans le passé. 

Ce qui m'a surtout plu c'est l'idée d'assister aux événements qui ont créé les mythes et les légendes et de se rendre compte que cela n'a rien à avoir avec la réalité. 

Ce qui m'a troublé c'est de n'être pas certaine de l'époque… car le mythe de l'Atlantide (Platon) situe l'engloutissement de cette civilisation à 9600 ans avant J.-.C. À un moment donné Duncan dit : « j'ai remonté deux douzièmes de vingt-six mille années. » Mais bon c'est de la SF pas un roman historique. 

Bref, j'ai passé un bon moment de lecture."

 

 

 

Extrait : 

 

 

"- Ce que vous me dites, reprit-elle d'une voix sans timbre, c'est que les dieux ordonnent que Thésée renverse l'empire de la mer?

- Non, madame. La seule chose dont je suis certain, c'est que le volcan détruira complètement Atlantide dans quelques mois, que les Crétois seront envahis, et qu'une légende dira comment un certain Thésée a tué un monstre à Cnossos. Les faits n'ont pas nécessairement un lien très ténu entre eux. L'histoire pourrait être tout à fait fausse. Je sais déjà qu'elle est fausse sur plusieurs points au moins. Il n'a pas existé qu'un seul Minotaure, qui aurait été moitié humain et moitié animal, mais simplement plusieurs taureaux de sacrifice. Les adolescents et adolescentes qui sont envoyés par Athènes ne sont pas égorgés mais au contraire bien traités. Ariane n'est pas la fille du roi. Le Labyrinthe n'est pas un dédale où serait enfermé le Minotaure, mais simplement le palais principal de votre prêtre-roi, la Maison de la Double Hache. Je pourrais vous citer d'autres exemples. Mais il faut que vous compreniez ce que je veux dire. Pourquoi la Thalassocratie ne devrait-elle pas survivre à la disparition de cette île, peut-être pendant des générations encore?"

 

 

 


27/03/2017
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Le Roi d'Ys, tomes 1 &2

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Critique du tome 1 publiée sur Babelio le 27.08.2017 (je viens de recevoir le tome 2, dégoté sur Priceminister :-) ) 

 

De tous les livres que j'ai lu de Poul Anderson, celui-ci est sans conteste mon préféré. Je n'avais jamais entendu parler de la légende de la cité d'Ys. Quoi qu'il en soit, ce sera l'occasion pour moi d'ajouter quelques lectures à ma pal pour en découvrir le récit d'origine. 

L'histoire tourne autour de Gaius Valerius Gratillonius, « Romano-Breton de la tribu des Belges, centurion de la septième cohorte de la Legio II Agusta, par la suite Roi d'Ys. » Pour assurer ses arrières, Maxime (personnage historique : Magnus Maximus, c.335-388) l'envoie en Armorique (Bretagne). Une fois arrivé à Ys, il va être provoqué en duel par Colconor le roi en poste. En le tuant, Gratillonius devient le nouveau roi d'Ys avec ses 9 reines... ses 9 épouses. Je crois que cet état de fait l'a moins choqué que d'apprendre qu'il ne pourrait pas prendre de maîtresse, le pauvre ^_^

En devenant le roi d'Ys, Gratillonius se retrouve à un endroit stratégique pour servir Rome. Mais ses obligations envers Rome, Ys et sa religion (le mithraïsme) ne se combinent pas harmonieusement. Il y a, entre-autres, pas mal de problèmes relatifs à la tolérance religieuse : Rome est chrétienne, Gratillonius pratique le culte de Mithra et puis il y a aussi la religion ysane. Être le roi d'Ys est loin d'être une sinécure.

Je n'ai eu aucun mal à m'attacher à ce personnage et à comprendre ses difficultés. C'est un homme de principes et de fait, c'est compliqué pour lui de faire des compromis sur certaines choses. C'est un homme d'honneur. Je l'aime bien. 

Il n'y a pas beaucoup d'action, mais l'intrigue est très captivante. C'est tout à fait différent de ses autres romans tout comme le style. Jean-Daniel Brèque affirme que sur « le plan stylistique, on est plus proche des romans historiques d'Anderson (…) que de ses romans mythologiques (…) . Il faut dire qu'ici, la référence n'est pas scandinave mais gréco-romaine, les poètes cités sont Ausone et Virgile plutôt que les auteurs de sagas. » Vu que c'est lui qui a fait la traduction du roman, il doit bien connaître son sujet. 

En lisant, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à David Gemmell et sa tétralogie Rigante. Cela m'a fait sourire de retrouver la Morrigu et d'apprendre qu'elle était en fait la déesse de la guerre et qu'il « a souvent été suggéré que le personnage de Morgane la Fée était une version ultérieure de ce mythe ». Il également fait allusion aux sídhes. Ils sont tous deux issus de la mythologie celtique. 

Poul & Karen Anderson ont enrichi le texte de notes pour mieux comprendre ce qui se raconte (terminologie, glossaire géographique). Pour ma part, j'aurais préféré que ces notes figurent en bas de page car ce n'est pas très pratique de faire des allers-retours en fin de l'ouvrage. 

J'ai donc passé un très bon moment de lecture et il faut absolument que je me dégote le volume 2 et ensuite prendre mon courage à deux mains pour lire la suite en anglais. 

Je recommande vivement !

 

 

***** Critique du tome 2 (publiée sur Babelio le 10 novembre 2017)

 

Les Neuf Sorcières est le deuxième tome de la quadrilogie de Poul & Karen Anderson « le Roi d'Ys ». On y retrouve Gratillonius qui est toujours Roi d'Ys, préfet de Rome et centurion de la Legio II Augusta. Sa vie est loin d'être un fleuve tranquille : il a des engagements envers Rome et bien sûr envers Ys. Il nage constamment dans le conflit d'intérêts politiques mais aussi religieux. Certains voudraient le voir se convertir à la foi chrétienne , les Ysans à leur foi mais Gratillonius voue un culte à Mithra. Pas facile de nager là-dedans soit boire la tasse de temps en temps !

Roma Mater se terminait sur la mort de sa chère Reine Dahilis et la naissance de sa première fille, Dahut. Avec ses Neuf Reines, Gratillonius a eu plusieurs filles mais Dahut reste sa préférée entre toutes. Celle-ci est promise à un destin exceptionnel mais on n'en saura rien ici : il faudra pour l'apprendre lire la suite en anglais.

Je ne sais pas vraiment pourquoi ce tome porte ce titre car les Neuf ne sont pas vraiment des personnages principaux de cette partie. J'ai plus eu l'impression qu'il y avait toute une mise en place pour introduire la suite… Dahut (bien entendu), le chorévêque Corentin et Niall Maqq Echach pour ne citer qu'eux.

J'avais vraiment adoré le premier tome, ici j'avais vraiment l'impression de lire une histoire tampon pour repartir de plus belle ensuite. Frustration !!! Oui, j'ai dégoté les deux volumes suivants en anglais, mais il faut vraiment avoir un haut niveau pour lire un roman de ce genre et en saisir toutes les subtilités.

Poul & Karen Anderson ont vraiment fait un beau travail de recherche pour avoir pu marier si brillamment les faits mythiques et historiques. A nouveau j'ai regretté que les notes ne se fassent pas en bas de page car ce n'est pas pratique d'aller et venir d'un bout à l'autre du livre. On aurait tort de ne pas les prendre en compte car ce sont vraiment des informations intéressantes et passionnantes qui enrichissent la lecture.


12/09/2017
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Les croisés du cosmos (The High Crusade)

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Je trouve la couverture russe très sympa... voici ma critique publiée le 23.05.2017 sur Babelio : 

 

Voici une histoire fort plaisante à lire. 

Un vaisseau spatial atterri dans un village médiéval anglais. Les extras-terrestres (qui font penser à ceux de la planète Pandora - un peu moins quand on voit la couverture de l'édition russe ^^) sont en reconnaissance pour coloniser un nouveau monde. 

Ils se font tous trucider, seul Branithar est épargné pour être interrogé. Robert de Tourneville décide alors d'emprunter le vaisseau pour aller guerroyer en France. Pour cela, il doit faire confiance à Branithar pour piloter l'engin. Seulement voilà, Branithar enclenche le système de pilotage automatique direction une des planètes de l'empire de Wersgor. En route pour l'aventure! 

Robert de Tourneville n'a pas froid aux yeux et son baratin m'a souvent fait glousser.

"Sire, je ne suis point d'humble naissance, répondit le baron avec une grande raideur. Ma lignée est aussi noble que celle de quiconque en votre royaume. Un de mes ancêtres, du nom de Noé, fut autrefois l'amiral de toutes les flottes de ma planète." 

Quel personnage celui-là! 

Bref un très bon moment de lecture. 


22/05/2017
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Ma bibliothèque

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Ma collection de livres Surpris 


08/12/2017
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